Tu es un humain, pas un code : retrouver l'estime de soi

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Tu es un humain, pas un code : retrouver l'estime de soi

Estime de soi et réseaux sociaux : sortir de la course aux likes

Un cœur. Un nombre. Une notification.

Pris séparément, ce ne sont que quelques pixels sur un écran. Pourtant, nous avons progressivement appris à leur accorder une importance étonnante.

Une publication fonctionne : satisfaction. Elle passe inaperçue : déception. Quelqu’un gagne des milliers d’abonnés : comparaison. Notre propre compteur stagne : remise en question.

À quel moment avons-nous commencé à transformer notre vie sociale en tableau de bord ?

Quand tout devient mesurable

Les réseaux sociaux ont introduit quelque chose d’assez particulier dans nos relations : des métriques visibles partout.

Abonnés. Likes. Vues. Partages. Commentaires.

Même une photographie prise entre amis peut désormais obtenir un score.

Le problème n’est pas l’existence de ces chiffres. Ils peuvent être utiles pour un créateur, une entreprise ou simplement amusants à observer.

L’étrangeté commence lorsqu’on les utilise pour mesurer quelque chose qu’ils ne peuvent pas réellement mesurer : notre valeur personnelle.

Une publication peu regardée ne signifie pas que ce que nous avons vécu avait moins de valeur.

Et pourtant, le compteur peut parfois nous donner exactement cette impression.

Le personal branding appliqué à toute une existence

Internet nous a également appris à penser comme des marques.

Quelle photo publier ?

Quelle légende écrire ?

À quelle heure ?

Est-ce cohérent avec mon profil ?

Est-ce suffisamment intéressant ?

Ce raisonnement est parfaitement logique lorsqu’on construit une campagne publicitaire.

Il devient beaucoup plus étrange lorsqu’il s’applique à chaque détail d’une vie humaine.

Petit à petit, nous pouvons commencer à sélectionner nos expériences selon leur potentiel de publication.

Le restaurant devient un décor.

Le voyage devient du contenu.

La tenue devient une opportunité photographique.

Même le repos peut devoir être esthétiquement présentable.

Bienvenue dans cette époque fascinante où prendre un café peut accidentellement devenir une stratégie de contenu.

Une personne n’est pas un tableau de bord

Un algorithme peut mesurer énormément de choses.

Il peut compter un clic, une vue ou une interaction.

Mais certaines choses importantes échappent complètement à ces métriques.

Une conversation qui nous fait rire pendant deux heures.

Quelqu’un qui répond présent quand nous en avons besoin.

Une idée étrange qui finit par devenir un projet.

Un après-midi passé à ne rien produire.

Une journée ordinaire dont personne ne verra jamais une photographie.

Aucune de ces choses n’a besoin d’un compteur pour avoir de la valeur.

C’est peut-être là que se trouve la distinction essentielle :

les plateformes peuvent mesurer notre activité. Elles ne peuvent pas mesurer notre humanité.

Sortir de la compétition invisible

La course aux likes possède une caractéristique assez pratique : la ligne d’arrivée n’existe pas.

Il y aura toujours quelqu’un avec davantage d’abonnés.

Davantage de vues.

Une photographie plus spectaculaire.

Un appartement plus photogénique.

Une annonce professionnelle plus impressionnante.

Essayer de gagner cette compétition revient donc à participer à une course dont le parcours s’allonge chaque fois que nous avançons.

On peut aussi décider de ne pas courir.

Pas nécessairement en supprimant toutes les applications ou en disparaissant d’internet.

Simplement en remettant les compteurs à leur place.

Ce sont des informations.

Pas des verdicts.

Les Real-fluencers™ : remettre l’humain avant le compteur

Chez FAKE IT, nous avons créé notre propre distinction éditoriale : Real-fluencer™.

Ce n’est pas une certification officielle et ce n’est pas un concours de popularité.

L’idée est justement différente.

Nous voulons mettre en avant des créateurs capables d’utiliser les plateformes sans réduire leur audience à une statistique : créativité, humour, authenticité, qualité du contenu et respect des personnes qui les suivent.

Parce qu’avoir de l’influence peut signifier autre chose que générer des impressions.

Cela peut aussi vouloir dire laisser quelque chose d’intéressant derrière soi une fois l’écran éteint.

Porter le message hors du feed

C’est également là que le streetwear entre dans l’histoire.

FAKE IT transforme les contradictions de notre vie numérique en messages à porter.

Les likes, le personal branding, les faux gourous, les algorithmes, la perfection mise en scène : tout ce petit théâtre devient une matière première.

On le prend.

On le retourne.

Et on l’imprime.

Le résultat n’est pas une leçon de morale.

C’est une manière de rire du système tout en continuant à vivre dedans.

Parce qu’après tout, nous utilisons internet nous aussi.

Nous préférons simplement ne pas lui confier la définition de notre valeur.

Tu es un humain, pas une métrique

Il y aura probablement encore des notifications demain.

Des compteurs.

Des tendances.

Des profils incroyablement bien organisés.

Et des gens qui semblent avoir compris le fonctionnement de la vie avant tout le monde.

Très bien.

La vraie vie continuera pendant ce temps-là.

Sans classement.

Sans tableau de bord.

Sans nombre d’abonnés affiché au-dessus de notre tête.

Un like mesure une interaction. Pas une personne.

Et c’est probablement une assez bonne raison d’arrêter de courir après.

La prochaine étape : la photo éditoriale, dans la même série visuelle que les trois autres, mais centrée cette fois sur les likes, les métriques et la validation numérique, avec FUYM dans le visuel.